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Le Québec entame son projet visant à moderniser l’industrie de la construction

Le 1er février, le ministre québécois du Travail, Jean Boulet, a présenté le projet de loi 51, qui vise à moderniser les pratiques dans l’industrie de la construction au Québec. Selon lui, cette réforme est essentielle pour surmonter les obstacles qui entravent les chantiers et les grands projets. Pour cela, le ministre Boulet envisage d’intervenir principalement sur trois fronts : l’optimisation de la productivité sur les chantiers, la promotion de la mobilité et de l’inclusion de la main-d’œuvre, ainsi que l’amélioration de la gouvernance au sein de l’industrie.

Les principales modifications proposées dans le projet de loi sont les suivantes :

  1. Amélioration de la productivité :
    • Facilitation de la polyvalence dans les 25 métiers de la construction, permettant par exemple à un plâtrier de réaliser des travaux de peinture une fois sa tâche terminée, tout en excluant les apprentis et les métiers liés à la structure des bâtiments de cette flexibilité.
    • Autorisation des salariés permanents des offices d’habitation du Québec à effectuer des travaux d’entretien, de réparation, de rénovation et de modification dans les logements dont ils ont la responsabilité.
  2. Mobilité des travailleurs :
    • Réduction du seuil de 1500 à 750 heures pour qu’un travailleur soit considéré comme mobile entre les régions, après avoir travaillé pour le même employeur dans les secteurs industriels, commerciaux et institutionnels.
    • Attribution de la mobilité totale à tout travailleur ayant accumulé 15 000 heures de travail au total au cours de sa carrière.
  3. Accès et représentativité :
    • Mesures pour lutter contre la sous-représentation des femmes, des Autochtones, des personnes handicapées et des immigrants dans les métiers de la construction, en réduisant le seuil de 750 à 400 heures pour qu’ils atteignent le statut de travailleur préférentiel et en instaurant un référencement prioritaire.
    • Création d’un système de reconnaissance des compétences pour les travailleurs étrangers.
  4. Gouvernance et Commission de la construction :
    • Début de la négociation des conventions collectives deux ans après la période de maraudage syndical, au lieu d’un an comme actuellement.
  5. Rétroactivité salariale :
    • Introduction de la possibilité de négocier des ajustements salariaux rétroactifs, avec la création du Fonds de rétroactivité salariale de l’industrie de la construction, financé principalement par les cotisations des employeurs et géré par la CCQ.
    • Mise en place d’un comité paritaire à la CCQ pour les relations du travail et collaboration avec les ministères et organismes.
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